La palette parle

By | 6 mai 2019

Il est né le 10 février 1943 à Sandoa au Katanga. Georges Kahilu Manika, Papa Kahilu trouve son inspiration dans la vie de tous les jours qu’il sublime avec sa palette.
Ce grand peintre, virtuose de la lumière a rendu célèbres pour la postérité, les jacarandas, les flamboyants, les scènes de marché, les scènes ordinaires de la vie au village sous la pluie, les paysages sous la fumée âcre des feus de brousse.
À l’occasion de ses cinquante-deux ans de carrière, l’ASBL Dialogues est heureuse de lui offrir une grande exposition individuelle pour célébrer de nouvelles retrouvailles avec son public.

Georges Kahilu Manika, suivra de 1952 à 1958 l’enseignement primaire dispensé à Sandoa et se prépare à devenir instituteur.
En 1962, il apprend l’ouverture d’une école artistique à Kitwe, en Zambie, et obtient une bourse d’études de l’Église Méthodiste.
Pendant quatre années, Kahilu reçoit une solide formation d’illustrateur à « L’Africa Littérature Center. »
En décembre 1966, il sort diplômé en arts plastiques et en illustration.
En 1967, il gagne la ville de Lubumbashi, siège important de l’Église Méthodiste.
Il est aussitôt engagé au département d’éducation chrétienne et littérature, où il travaille de 1967 à 1974.
1974 marque le début d’un renouveau dans la vie de l’artiste, car c’est l’année où il décide de s’installer comme artiste peintre indépendant.

Au commencement

Au début de sa carrière, papa KAHILU peint surtout sur papier.
Petit à petit, des recherches personnelles le conduisent à travailler à la peinture à l’huile avec des couteaux de différentes tailles.
Fasciné par la lumière, le peintre observe la nature et en restitue les changements chromatiques sur la toile, créant volume et profondeur.
Pour l’artiste, comme pour les Congolais, le paysage n’est rien sans les hommes.
Aussi, chaque tableau comporte-t-il deux dimensions : l’humain et la nature.

La peinture de papa Kahilu

Papa Kahilu trouve son inspiration dans son quotidien qu’il sublime grâce à des nuances somptueuses, qui osent les matières épaisses, travaillées avec des pâtes pleines.
Généreuse, la couleur se décline en teintes et en nuances, avec une préférence pour le vert et le mauve, toujours réchauffées subtilement de jaune, d’orange, de rouge.
Lorsqu’il peint une étoile, sa palette se recouvre alors entièrement de teintes, nées du hasard des mélanges, choisies pour le plaisir des yeux, sans aucune allusion au réel.
Un travail rapide au couteau en relève les signes de force et les contrastes d’ombres et de lumières.
Papa KAHILU dit : « il faut savoir préparer les couleurs primaires comme on prépare une viande ».
L’artiste équilibre ses compositions, souvent conçues en oblique, par des contrastes lumineux et des rappels de couleurs.
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